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Comédie

Genre dramatique traditionnel (et pièce relevant de ce genre) caractérisé, depuis l’Antiquité et par opposition à la tragédie, par le ton bas ou moyen, des personnages de condition modeste ou privée, un dénouement heureux et l’intention d’en faire rire le spectateur.

L’Avare de Molière, par exemple, est une comédie. Son objet est en général « l’imitation des moeurs » (Marmontel), c’est-à-dire qu’elle offre un tableau de la vie privée à tous les niveaux de la société. Il faut noter cependant que le mot comédie peur aussi avoir le sens général de pièce dramatique (par différence avec l’opéra) et désigner, par métonymie, la salle de théâtre (passer la soirée à la comédie, à la Comédie-Française).

On désigne aussi du nom de comédie un genre cinématographique, les films destinés à faire rire le spectateur.
Le rire provoqué par la comédie définit la plupart du temps sa relation au spectateur : sympathie (chez Musset, Marivaux, Beaumarchais ou Shakespeare) ou distance, voire rejet du ridicule (Molière), rire ou sourire, inquiétude ou allégement, sans qu’on puisse définir une relation stable pour l’ensemble d’une pièce donnée. Mais la comédie ne vise pas toujours le rire, comme le montrent certains sous-genres (la comédie sérieuse, la comédie héroïque ou, pour le cinéma, la comédie dramatique).

La poétique de la comédie, dont la théorie aristotélicienne n’a laissé qu’une esquisse (le manuscrit d’Aristote ayant été perdu), est fort souple, de là une grande variété de formes et la multiplication de sous-genre : on a des comédies en vers ou en prose, de grandes pièces ambitieuses, comme Tartuffe ou Le Misanthrope, en cinq actes et en vers, et des pochades en un acte (voire en une scène) comme Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée de Musset.

La comédie peut se construire autour d’un caractère (L’Avare, Le Misanthrope), d’un « état social » ou d’une situation sociale (La locandiera de Goldoni), d’une intrigue avec des personnages esquissés fermement (Le Barbier de Séville de Beaumarchais) ou réduits à l’état de fantoches (Le Fil à la patte de Feydeau). Elle peut relever de la satire sociale ou politique (Les Philosophes de Palissot, Le Faiseur de Balzac, Le Revizor de Gogol).

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

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Récit/Roman

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