(de l’italien, que l’on peut traduire par « pensée ingénieuse »). Le principe est d’exprimer de façon virtuose une idée inattendue, que la formulation fait découvrir par un jeu d’énigme et d’attente : une part du travail est fait par l’auditeur ou le lecteur ; d’où le succès, à l’époque baroque et classique, du concetto dans les genres mondains (poésies, lettres, conversation), qui impliquent une participation active du public.
L’obscurité, qui tient parfois du pur jeu de mots, a fait critiquer le concetto, comme dans le fameux livre « sonnet d’Oronte » du Misanthrope de Molière ; le P. Bouhours, dans son livre sur La Manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit (1687), explique le fonctionnement et les défauts de ce genre de pointe, qu’il assigne aux Italiens (marinisme) ou aux Espagnols (gongorisme).
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.