(n.f.). Terme d’ancien français utilisé par Chrétien de Troyes dans le prologue de son roman Erec et Enide pour désigner l’organisation proprement littéraire d’une matière donnée : Et tret d’un conte d’avanture / Une molt bele conjointure (v.13-14 : « et tire d’un conte d’aventure une très belle composition »).
A sa suite, et par référence au prologue du Chevalier de la charette du même auteur, la critique a pris l’habitude de distinguer dans une oeuvre médiévale la conjointure, la matière et le san (Charette, v. 26), les deux derniers termes désignant respectivement le fond (légendaire réaliste) qui préexiste à l’oeuvre, sa source, et la signification morale ou plus largement idéologique que le romancier ou son commanditaire a choisi d’y développer.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.