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Danse macabre (ou Macabré)

A la fin du Moyen Age et à la Renaissance (fin XIV-XVI siècle), ensemble indissociable de textes et d’images visant à rappeler le caractère inéluctable de la mort et l’égalité de tous les états sociaux devant elle.

L’iconographie propose une série de squelettes entraînant chacun dans une ronde un personnage qui représente un état social (pape, empereur, cardinal, chevalier, bourgeois, moine, musicien, paysan…) Un texte sommaire, présentant un bref dialogue entre le mort et le vivant, accompagnait ou était susceptible d’accompagner chaque image.
On la rencontre sous la forme  de fresques dans de nombreuses églises d’Europe, mais aussi, avec ou sans l’illustration, dans une vingtaine de manuscrits du XVe siècle ; la danse a même pu être proposée en spectacle théâtral au milieu de banquets et de festivités (Jeu de la Danse Macabré).

Apparues à la fin du XIV siècle, ces danses ont perduré jusqu’au seuil du XVIIe siècle. L’étymologie est incertaine : « Macabré » , forme originelle de l’expression, pourrait être une déformation de « Macchabées ».

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.