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Dialogue dramatique

A la fin du XVe siècle et au XVI siècle, œuvre dramatique à deux personnages, de tonalité comique. Le dialogue a été reconnu comme genre par Gratien du Pont dans son Art et science de rhétorique métrifiée (1539).

Ce genre présente des types en action. Il procède de la décadence du jeu verbal sur l’action. Il utilise ce que la critique a appelé le « staccato-style » : recherche d’une fragmentation maximale des répliques (un vers octosyllabique peut s’étendre sur quatre, voir sept ou huit répliques, chaque personnage prononçant par exemple un verbe ou un adjectif qui surenchérit sur le précédent).

Le dialogue propose une observation réaliste de la vie et cherche à débusquer, derrière les apparences, l’esprit véritable des êtres qu’il représente sur scène.

On peut citer le Dialogue de Messieurs de Mallepaye et de Baillevent, chef d’œuvre de la fin du XVe siècle, ou le Dialogue de Monsieur de Deça et de Monsieur de Dela de Roger de Collerye, au XVI siècle.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.