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Distanciation/distance

La distance caractérise la relation du spectateur au spectacle dans l’exacte mesure où cette relation est esthétique. Le théâtre fait éprouver au spectateur des émotions distanciées dès lors qu’il lui rappelle, discrètement mais obstinément, que ce qu’il voit relève de l’illusion ou de la fiction. C’est dans ce sens qu’on a parfois interprété la catharsis à l’époque classique.
L’effet de distance s’obtient par des procédés variés (mise en abyme, jeu, diction, scénographie).

La distanciation est un concept spécifique, complexe et ambigu, qui prend sens dans le cadre de la réflexion de Brecht sur le théâtre. Parmi les formes de distance, la distanciation consiste à provoquer la perception par le spectateur d’une étrangeté qui introduit une tension dans l’esthétique réaliste : l’effet de réalité s’obtient contre l’illusion même de la réalité.
Le terme « distanciation » traduit en effet l’allemand Verfremdungseffekt.

Brecht attache à ce procédé, celui de la critique de l’aliénation : ce qui paraît évident ou naturel dans la société est ainsi donné comme artifice idéologique ou social.Le comédien, par son jeu, doit, non par incarner, mais mettre le personnage qu’il joue à une distance qu’il rend sensible au spectateur.

Ce serait pourtant une erreur de comprendre la distanciation, sur la foi de quelques formules un peu provocatrices de Brecht, comme un refus d’émotion.
Il s’agit d’un processus d’élaboration et de transformations des émotions : de transformation, par exemple, de la pitié comme identification à la victime, en une pitié intelligence, susceptible d’être réactivée et, simultanément en un sentiment propre au théâtre.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

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On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

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