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Dramaturgie

Nom collectif qui désigne au XXe siècle l’ensemble des techniques d’écriture propres au théâtre, puis le travail du dramaturge qui, pour préparer une mise en scène, met en évidence les structures formelles et idéologiques du texte, les phénomènes d’insistance, les relations à élaborer. Ce dédoublement de la mise en scène découle de la théorie brechtienne qui subordonne la mise en scène, mise en œuvre concrète des choix de la dramaturgie, moment de la réflexion, de l’analyse littéraire et historique qui détermine l’interprétation globale de la pièce.

Au XIXe siècle, le mot est pris souvent comme un synonyme de « poétique dramatique » ( Hamburgische Dramaturgie, La Dramaturgie de Hambourg de Lessing, 1769 ). Jacques Schérer a intitulé La Dramaturgie classique en France son étude des structures internes de la pièce classique et des structures externes qui s’imposent à elle (formes nécessaire de la représentation, contraintes sociales, etc.).

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.