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e caduc

Les aléas de sa prononciation posent des problèmes majeurs dans la diction du vers. Les règles ont à cet égard suivi l’évolution historique.

Rappel des règles fixes classiques. Exemple /

L’ombre était nuptiale, auguste, solennelle
          1                     1           2                 3    
(Victor Hugo)

– 1. Il y a élision d’un e final de mot à l’intérieur du vers devant voyelle ou h non aspiré. Cette règle a toujours existé, à toutes les époques.

– 2. Il compte pour une syllabe devant consonne à l’intérieur du vers.

– 3. Il est systématiquement apocopé en fin de vers : il ne compte pas, c’est pourquoi on dit qu’il est surnuméraire, mais il a pu être prononcé pendant la période médiévale, comme il l’est systématiquement d’ailleurs dans la chanson. 
Si nombre de poètes contemporains suivent encore globalement ces règles, ils les traitent en toute liberté, en jouant aussi de la prononciation courante.

La suite Voyelle + e + Consonne à l’intérieur du vers :
Cet e a été prononcé et compté jusqu’au XVIe siècle ( dans la langue courante, très vite, il n’est plus prononcé) :

La vie m’est et trop molle et trop dure
(Louise Labé)

Cette suite est bannie depuis l’époque classique jusque vers 1870-1880. Cependant ont toujours été admises et comptées pour une seule syllabe :

– les formes verbales en –aient et –oient et celles, correspondantes, des verbes être et avoir. Exemple :

Les anges y volaient sans doute obscurément
(Victor Hugo)

– les V + e + C à l’intérieur des mots (comme par exemple dans les futurs des verbes en voyelle + er, tel j’oublierai).

– A partir de la fin du XIXe siècle, beaucoup de poètes ne s’en soucient plus et la prononciation de cette suite se conforme à la prononciation courante. Exemple de Laforgue :

Les moineaux des vieux toits pépient à ma fenêtre.

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