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Eclectisme

Philosophie devenue la doctrine quasi officielle de l’Université française sous la monarchie de Juillet. Son promoteur Victor Cousin (1792-1867), d’abord assistant de Royer-Collard, avait acquis une certaine connaissance de la philosophie allemande (Kant, Hegel, Schelling, Jacobi) et par ses idées libérales s’était attiré à la fin de la Restauration la sympathie de la jeunesse étudiante.
Le régime de Juillet le couvrit d’honneurs et charges officielles. Pour Victor Cousin, « la philosophie n’est pas à chercher, elle est faite ».
Tous les systèmes se ramènent aux quatre types fondamentaux du matérialisme, de l’idéalisme, du scepticisme et du mysticisme. Il ne reste plus qu’à « dégager ce qu’il y a de vrai en chacun de ces systèmes et en composer une philosophie supérieure à tous les systèmes », en suivant le critère de la raison, pont jeté entre la conscience et l’être. En tant que philosophie, l’éclectisme a sombré. Mais des échos de l’enseignement de Cousin, et notamment de son cours de 1818 « sur le fondement des idées absolues du vrai, du beau et du bien », publié en 1836, se font entendre chez la plupart des grands écrivains de l’époque.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.