(n. f; sing;, plus; ekphraseis).
Terme emprunté au grec, qui désigne un exercice rhétorique consistant dans la description détaillée d’un objet, et particulièrement d’un objet d’art. Les principales qualités de l’ekphrasis, selon les théoriciens antiques, sont la clarté et l’évidence, car il s’agit de mettre sous les yeux l’objet décrit. L’ekphrasis est donc le lieu où le langage rivalise avec les autres arts, et elle convient particulièrement au genre démonstratif, puisqu’elle a recours à l’ornement, et à l’abondance des figures.
A l’époque baroque, elle est souvent pratiquée pour elle-même, dans les longues digressions artistiques des romans héroïques (description d’architecture, de peintures, etc.), hérités elles-mêmes du roman grec remis à la mode par Amyto au XVIe siècle.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.