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Emploi

Catégorie de rôle au théâtre qui présentent un caractère particulier et ne peuvent convenir qu’à des acteurs répondant à des exigences précises, d’âge, de physique, de tempérament.

Ainsi les emplois de père noble, d’amoureuse ou de soubrette.
A l’époque classique, les troupes sont composées d’acteurs qui répondent aux principaux emplois du répertoire. Certains de ces emplois correspondent à des types sociaux (le valet, la reine dans la tragédie), d’autres ont une désignation métonymique (les rôles à manteau, les rôles à baguette).
Dans la comédie italienne, la notion d’emploi se superpose à peu près avec celle de types fixes (tipi fissi), c’est-à-dire des catégories de personnages.

La codification rigoureuse des emplois à la Comédie-Française a longtemps été la règle, ce qui pouvait conduire à l’enfermement d’un comédien dans un seul type de rôle pour toute sa vie. La pratique du théâtre aujourd’hui ignore largement ces codifications et le mot est vieilli.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.