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Enchaînement

(ou reprise).

Dans les chansons de geste médiévales, l’enchaînement consiste en la reprise, au début d’une nouvelle laisse, de tout ou partie du ou des derniers vers de la laisse précédente. Il existe des formes complexes. L’enchaînement est dit bifurqué lorsque le ou les vers repris figurent dans le corps de la laisse précédente, et sont suivis d’un élément narratif nouveau lors de la reprise : deux futurs semblent ainsi découler d’un même passé, et la perception de la logique temporelle est alors perturbée.
L’enchaînement peut également consister en un parallélisme des premiers vers des deux laisses. Lorsque la reprise couvre la totalité ou la quasi-totalité des deux laisses, on parle de laisses similaires.
Exemple d’enchaînement (les termes sur lesquels se fait l’enchaînement sont soulignés), extrait d’Alisans (fin XIIe siècle), fin de la laisse XXII et début de la laisse XXIII :

Parmi les morz est cele part tornez,
Devant l’enfant est li quens
[le comte] arestez ;
Ne pot mot dire tant par fu adolez
[plongé dans la douleur].

Li quens Guillelmes ot mout le cuer dolant ;
Mout fu iriez [irrité] et plains de maltallant
[hors de lui].

On voit que le dernier vers cité développe le thème de l’enchaînement;

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(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

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