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Evangélisme

Terme désignant les courants religieux qui, au XVIe siècle, prônent le retour à la vérité de l’Evangile. Il est apparu au milieu du XXe siècle dans les travaux des historiens, quand on s’est aperçu que l’histoire religieuse de cette époque ne se réduisait pas au débat entre catholique et Réforme. Notre connaissance de ce mouvement doit beaucoup, en particulier, aux travaux de A. Renaudet et V.-L. Saulnier.
Cette notion permet notamment de mieux comprendre le climat des années 1520-1540 et les œuvres de Marot, Marguerite de Navarre et Rabelais, qui sont tous, d’une manière ou d’une autre, les disciples d’Erasme.
Ces auteurs souhaitaient donc le retour à la Bible, demandaient à la théologie de formuler l’essentiel dans un langage accessible, et militaient pour une réforme de l’Eglise. L’évangélisme ne fut, pour certains, qu’une étape avant le ralliement à la Réforme protestante.
D’autres, comme les écrivains cités ci-dessus, restèrent fidèles à son esprit et on trouve des « évangéliques » en pleines guerres de Religion.
Mal vus des deux camps, ils continuaient à refuser Rome et Genève (Th. Wanegffelen) et prêchaient, sans grand succès, la conciliation.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.