(n.f.) Au Moyen Age, ce terme, qui désigne étymologiquement des hauts faits (neutre pluriel latin gesta, devenu féminin singulier), est employé pour désigner l’ensemble des exploits d’un héros rapportés par un ou plusieurs poèmes épiques (cf. chanson de geste). Son équivalent en français moderne est « cycle ». Ainsi Bertrand de Bar-Sur-Aube écrit, dans le prologue de la chanson de geste de Girart de Vienne : « N’ot que trois gestes en France la garnie », avant d’énumérer la Geste du roi, la Geste de Garin de Monglane (c’est-à-dire le cycle de Guillaume, ce dernier étant l’arrière-petit-fils de Garin) et la Geste de Doon de Mayence (ou des vassaux rebelles).
Le terme de geste désigne également le lignage du héros célébré dans la chanson ou le cycle épique.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.