Clercs vaguant qui n’ont pas réussi à obtenir d’emploi après leurs études universitaires, et qui ne sont pas entrés dans la hiérarchie de l’Eglise. Leur nom provient de leur attachement à la figure mythique de Golias, célébrée par l’Archipoète (Archipoeta) dont l’identité reste mystérieuse. Leur poésie se présente comme une célébration des plaisirs temporels : vin, nourriture, sexualité (ainsi des Carmina burana), mêlée d’une verve satirique qui fustige les vices de la hiérarchie ecclésiastique.
La poésie goliardique est souvent parodique et mêle au latin des bribes de langue vulgaire. Le mouvement goliardique s’est développé principalement en France et en Allemagne. Son type de poésie a été pratiqué également par des personnalités liées à des cours prestigieuses, comme Gautier de Châtillon, lié d’abord aux Plantagenêts, puis à Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Reims et oncle de Philippe Auguste.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.