Terme désignant autour de 1830 la fraction la plus exaltée de la jeune génération romantique. A côté des « bousingots », Jeune-France républicains de tendance anarchiste, et après les déceptions qu’entraîna l’établissement de la monarchie de Juillet, une Jeune-France esthète se plut à marquer de la manière la plus tapageuse possible l’opposition entre les artistes et les bourgeois. Nourris de Byron, de Hugo, de Hoffmann, de Balzac, les Jeunes-France, par leur accoutrement, leur coiffure, leur barbe, leurs moeurs, tentèrent de vivre à la manière des héros du romantisme alors à la mode. Théophile Gautier, qui fut l’un d’eux en compagnie des membres du Petit Cénacle, leur a consacré un volume à la fois ironique et complice : Les Jeunes-France, Romans goguenards (1833).
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.