En ancien français, ce terme apparaît quelquefois dans le titre d’un ouvrage. Il peut alors désigner soit une mise en recueil (Livre des cent ballades, par exemple, fin XIVe siècle), soit un ouvrage qui prétend avoir un contenu à valeur spirituelle (Haut Livre du Graal, autre titre du Perlesvaus, début XIIIe siècle); soit une composition historique qui se présente comme le recueil des hauts faits d’un chevalier exceptionnel («Livre des faits» de Jacques de Lalaing ; ou de Jean le Meingre dit Boucicaut, ou encore de Gilles de Chin, au XVe siècle). Quelques traités techniques (Livre de Jean Roisin, recueil de législation flamande, XIVe siècle) ou encyclopédiques (Livre du trésor de Brunet Latin, XIIIe siècle) utilisent également ce terme issu de l’usage des traités en latin (qui s’intitulent fréquemment Liber de…).
On retrouve toujours derrière ce terme les connotations de dignité qui s’attachent au Moyen Âge à l’écrit.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.