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Opéra-comique

Genre dramatique et musical tout à la fois (du XVIIIe au XXe siècle), caractérisé par la succession de passages parlés (dialogués ou non) et de passages chantés. Nom d’un théâtre parisien, d’abord salle foraine, puis salle proche des boulevard, jusqu’à une date récente : la salle Favart. Carmen de Bizet est un opéra-comique.

L’origine de ce genre se trouve dans la comédie italienne du XVII siècle, dans la parodie (reprise d’airs d’opéra sur lesquels on adaptait d’autres paroles) et dans le vaudeville (chansons, introduites dans les comédies, avec des paroles nouvelles sur des airs déjà connus). Par la suite, on introduisit des airs originaux (comédie à ariettes). C’est en 1715 que les comédiens de la Foire, après négociation avec l’Académie royale de musique, donnèrent à leur genre de spectacles et à un théâtre le nom d’opéra-comique. C’est au XVIIIe siècle le genre le plus vivant, encore très proche du théâtre. A la fin du XVIIIe siècle, il donne asile aux compositeurs de musique les plus novateurs et la musique y prend dès lors une place dominante.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.