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Pantomine

La pantomine est l’art du jeu théâtral muet, par le seul secours des gestes et l’expression du visage. Le spectacle de pantomine est donc un spectacle entièrement muet.
Il n’en a pas toujours été ainsi.

A Rome, des acteurs nommés pantomines jouaient masqués et muets des pièces qui étaient simultanément chantées par un chœur.

Au XVIIIe siècle, le développement de la comédie italienne et une nouvelle conception du jeu dramatique remirent à la mode la pantomine, qui désignait alors toutes les formes du jeu muet, même intégrées dans un spectacle parlé. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles se développèrent sur les boulevards des spectacles autonomes composés de pantomines, de musique, de danses et d’évolutions diverses, qui prirent le nom générique de pantomines. Plus tard, le cinéma muet a donné à la pantomine un rôle essentiel.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.