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Parade

La parade est un court spectacle burlesque exécuté sur un balcon extérieur en bois placé au-dessus de l’entrée des « loges » des théâtre de la Foire à Paris, avant le début de la représentation d’une pièce ou d’un ensemble de numéros à l’intérieur de la salle. A l’origine, cette pratique a un but publicitaire. Il s’agit pour les forains de donner au public, amassé devant le balcon, l’envie de pénétrer dans la salle, et de distraire ceux qui font la queue pour entrer.

Entre 1730 et la Révolution, ce genre de pièce connaît une vogue étonnante dans les théâtres privés de l’aristocratie qui aime s’encanailler, mais a aussi un intérêt ethnologique pour un comique grossier que l’évolution de la civilité tend à faire disparaître. Beaumarchais a ainsi écrit des parades comme Jean Bête à la Foire (1760-1765). Le genre est alors plutôt pseudo-populaire que populaire.

Les ressorts de la parade sont une stylisation grotesque fondée sur l’exagération des effets, de multiples plaisanteries et facéties accompagnées souvent de musique, des personnages conventionnels comme Arlequin, Colombine, Cassandre, Pierrot, Gilles, Isabelle et Léandre. Les canevas des parades appartenaient à un fonds ancien de farces, souvent fort obscènes, telles que les avaient pratiquées les comédiens italiens aux origines de la commedia dell’arte ou les farceurs, depuis le Moyen Age. Souvent, on singeait les traits les plus saillants du parler populaire campagnard ou urbain.

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.