La paraphrase consiste à répéter en l’expliquant de façon plus longue et plus détaillée ce que dit le texte d’un auteur. En tant que genre littéraire, elle est apparentée à la traduction littéraire et elle concerne le plus souvent, aux XVIe et XVIIe siècles, la littérature religieuse (Paraphrase du Cantique des Cantiques, Paraphrase des Psaumes), où il s’agit de développer le sens des formules parfois très denses afin de les faire mieux comprendre et méditer par le lecteur. Elle est à la base de la structure du sermon, qui part d’un « mot » de l’Ecriture pour nourrir son développement. Avec un sens péjoratif, la paraphrase peut désigner une mauvaise imitation, ou la reprise maladroite d’un thème déjà mieux traité par un autre auteur.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.