(n.m). Imitation d’un texte ou d’un auteur. Proust est célèbre pour les différentes version « à la manière de » Balzac, Flaubert, Renan…qu’il a données de l’affaire Lemoine (Pastiches et mélanges, 1919). Le pastiche se distingue de la parodie en ce qu’il n’est pas caricatural, mais tente de transposer le plus fidèlement possible le modèle, au point que le lecteur puisse s’y méprendre. Mais la limite entre les deux exercices n’est pas toujours nette : le pastiche du Journal d’Edmond de Goncourt par Proust dans Le Temps retrouvé ne fonctionne comme pastique que par la reprise des tics de style les plus visibles de l’écrivain ; il prête alors à sourire et confine à la parodie.
(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.