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Pragmatique littéraire

La pragmatique est la partie des sciences du langage qui a pour objet l’étude des énoncés dans leur contexte de communication. On considère généralement que la base de cette approche est la théorie des « actes du langage » proposée dans les années 1950 par le philosophe britannique John L. Austin. Selon ce dernier, un énoncé est autant appréhendé par son statut (conseil, question, information…), par ses effets secondaires (flatterie, menace…), que par son contenu informatif.

La pragmatique littéraire s’intéressera donc à la façon dont les textes gèrent cette situation d’énonciation fort particulière qu’est le protocole littéraire ; comme réflexion critique à part entière, elle réunit un ensemble de problématique très diverses, mais qui permettent de mieux cerner la spécificité de la communication littéraire : statut du locuteur (du narrateur, par exemple), du lecteur, implicite, statut des énoncés fictifs ou lyriques, etc…

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Razo

(n.f. « raison », en langue d’oc). Littérature sur la littérature, ce genre littéraire médiéval d’oc s’attache à préciser les circonstances qui ont présidé à la composition d’un poème, soit pour évoquer avec complaisance des évènements romanesques, soit pour éclaircir des allusions à une actualité politique dont le souvenir s’est perdu pour le public après quelques années ou quelques décennies.

Récit de pensée

On regroupe sous cette étiquette toutes les remarques qui, dans un texte narratif, portent sur la vie intérieur du personnage, présentent ses sentiments, ses impressions… ( Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne. Il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles, Stendhal, La Chartreuse de Parme ). Le récit de pensée permet donc, avec le discours intérieur (qui présente les pensées verbales du personnage) de rendre compte de la vie intime d’une conscience. On emploie parfois aussi, avec le même sens, « psychorécit », qui traduit l’anglais psycho-narration (D. Cohn).

Récit/Roman

De nombreux écrivains et critiques ont repris la distinction récit/roman proposé par André Gide dans les années 1920. Alors que le roman tend à rendre compte du monde dans sa complexité et saisit l’occasion d’une ligne narrative pour déployer la réalité sous les yeux du lecteur, le récit présente les événements pour eux-mêmes, excluant autant que possible l’interférence de toute ambition non narrative. L’opposition est donc plus esthétique que vraiment générique : il s’agit bien dans les deux cas de narration fictionnelle, mais le récit oppose un souci constant de sobriété au foisonnement du romanesque. De fait, le récit est souvent bref, linéaire, à la première personne. On pourra opposer, sur cette base, Isabelle (1912) et Les Faux-monnayeurs (1925) de Gide, Alexis (1929) et L’Oeuvre au  noir (1968) de Marguerite Yourcenar.